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COMMUNIQUÉ DE PRESSE | Projet de loi 23 : les familles et les proches aidants lancent un cri du cœur aux partis d’oppositions

Québec, le 10 juin 2026 – À moins de 72 heures de la fin de la session parlementaire, CAP santé mentale, qui regroupe 55 associations de familles et de proches en santé mentale, demande aux partis d’opposition de mettre la partisanerie de côté, de collaborer avec la ministre Sonia Bélanger et d’adopter le projet de loi 23 d’ici vendredi.

Le projet de loi 23 envoie un signal fort pour permettre aux personnes ayant un trouble grave de santé mentale de recevoir des soins plus rapidement au Québec et prévenir de nombreux drames. Ce projet de loi propose un équilibre entre les droits à la liberté, aux soins, à la vie, à la dignité et à la sécurité, tant pour la personne qui est en situation de danger en raison d’une maladie mentale grave que celle de ses proches. C’est une avancée majeure au Québec pour les familles et les personnes qu’elles soutiennent au quotidien.

Le projet de loi de soins permettrait aux intervenants de la santé d’agir en prévention lorsqu’une personne perd contact avec la réalité en raison de sa maladie mentale, afin de lui permettre de retrouver rapidement sa capacité d’autodétermination, avant que se concrétise un danger grave et qu’elle pose un geste irréparable et perde tout. Précisons que :

  • Le statu quo de la loi P-38 n’est plus tolérable pour les familles et notre société québécoise. Tout délai à l’adoption du projet de loi 23 aura comme conséquences de perpétuer des situations à risque qui représentent un danger chaque jour pour des milliers de familles.
  • Chaque année, 3500 requêtes de garde sont effectuées devant un tribunal par des proches parce le critère actuel de danger « grave et immédiat » empêche les médecins et les policiers d’intervenir en prévention lorsque la personne qui a perdu contact avec la réalité refuse les soins, car sa maladie a pris contrôle de son esprit et de sa vie.
  • Le Québec compte en proportion le plus de personnes non-criminellement responsables au Canada et qui ont commis parfois l’irréparable dans leur propre famille, en état psychotique, parce que les intervenants n’ont pas pu agir en prévention. Les enquêtes du Coroner ont clairement démontré l’urgence d’agir et l’importance d’écouter et de soutenir les familles.
  • 80% des 1000 personnes décédées par suicide par année sont reliées à un trouble mental.

Citation :
« Il y a urgence d’agir ! Depuis 25 ans, les familles réclament le droit aux soins, à la vie, à la dignité et à la sécurité, pour les personnes qu’elles aiment et pour elles-mêmes. Les partis d’opposition ont-ils compris la réalité quotidienne et la détresse de ces milliers de familles ? Les oppositions ont-elles bien compris l’importance de moderniser la P-38 pour en faire une loi plus humaine, comme le propose le projet de loi 23 ? Combien de drames faut-il encore subir au Québec avant de se donner les moyens de les prévenir ? Attendre la prochaine campagne électorale ne devrait pas être une option et nous invitons les partis d’opposition à collaborer dès maintenant avec la ministre Bélanger, notamment pour prévenir d’autres drames humains. Écoutons les familles ! », déclare René Cloutier, directeur général de CAP santé mentale.

À propos de CAP santé mentale
Actif depuis 1985, CAP santé mentale regroupe 55 associations dans toutes les régions du Québec offrant gratuitement un soutien psychosocial aux proches des personnes ayant un problème de santé mentale, par les services suivants : information, entraide, soutien professionnel, accompagnement, formations et répit. Fort de son expertise unique au Québec, CAP santé mentale demeure le seul regroupement québécois exclusivement destiné aux familles et à l’entourage en santé mentale. Ses associations membres soutiennent plus de 30 000 proches annuellement.

SOURCE : CAP santé mentale