Les symptômes négatifs : vive la pensée positive! (Webinaire portant sur la schizophrénie)
Brève description
Trop souvent, on croit que les symptômes négatifs sont comme une manifestation inévitable des troubles psychotiques, qu’on ne peut les traiter et qu’il faut plutôt se résigner à composer avec eux.
Contrairement à cette idée reçue, dans une grande proportion des cas, des solutions pour en diminuer la sévérité existent, offrant la possibilité de soutenir le rétablissement des personnes concernées.
Ce webinaire, offert par une personne ayant elle-même composé avec de telles difficultés et un clinicien chercheur s’y intéressant depuis plus de 30 ans, dans une perspective d’intervention familiale et de rétablissement, a pour objectif d’offrir aux personnes atteintes et à leurs proches des outils concrets pour faire face à ce défi.
Invités

Le docteur Marc-André Roy est psychiatre depuis 1991. Depuis 1994, il est professeur de psychiatrie et, depuis 1997, il travaille comme psychiatre chercheur-clinicien auprès de jeunes adultes présentant un premier épisode psychotique à la Clinique Notre-Dame des Victoires de l’IUSMQ.
La conférence d’aujourd’hui rejoint deux sujets qui l’intéressent depuis longtemps, puisque c’est en 1988 qu’il a donné sa première conférence sur les symptômes négatifs et qu’il a participé pour la première fois à des groupes de psychoéducation pour les proches de personnes présentant un trouble psychotique.
Il adhère résolument à une approche clinique basée sur le rétablissement, et il est depuis toujours reconnu comme un promoteur de la collaboration des familles et des équipes de soins dans le cadre du suivi des personnes composant avec un trouble psychotique. : https://cervo.ulaval.ca/fr/marc-andre-roy

Formée à la pair-aidance en 2020, Marie-Ève est paire aidante à la Société québécoise de la schizophrénie à Montréal. Elle est impliquée au sein du conseil d’administration d’un organisme de l’Outaouais, qui a pour mission l’insertion et le maintien au travail chez les personnes présentant un trouble persistant de santé mentale (L’Envol SRT). Elle est également patiente-partenaire au bureau des patients partenaires de l’Université de Montréal. Enfin, elle est inscrite au certificat en santé mentale de l’Université du Québec à Rimouski afin de nourrir sa curiosité et parfaire ses connaissances en santé mentale. https://www.schizophrenie.qc.ca/fr/
L’outil pour observer et agir avant la psychose : https://refer-o-scope.com/
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Comment expliquer ce qui se passe aux autres membres de la famille, aux amis, à mon proche ?
Avec ouverture et franchise. Il est important que tous ceux qui maintiennent un lien avec la personne atteinte partagent leurs préoccupations avec leur entourage. Une explication de la maladie mentale et de ses manifestations dans le quotidien va permettre d’évacuer la tension que l’on ressent face à l’inconnu. Il faut se rappeler que la personne atteinte va évoluer dans sa maladie, tout comme les personnes autour d’elle, alors il faut éviter l’étiquetage.
Les membres de l’entourage peuvent aussi partager leur détresse, leurs inquiétudes et leur sentiment d’impuissance, un fardeau partagé est toujours moins lourd ! Ton proche fait toujours partie du réseau familial et peut partager les mêmes inquiétudes. Plus vous serez renseignés, moins vous vous sentirez envahis par la maladie.
Notre famille a toujours réussi à s’entendre mais, depuis l’annonce de la maladie de notre proche, notre vie familiale n’est plus pareille.
Pourquoi ?
Présentement, votre famille vit une période de transition et cette dernière est souvent difficile. La famille est un tout et les actions de chaque membre ont des répercussions sur les autres membres. Il est donc naturel que l’annonce de la maladie mentale d’un proche ait des effets sur chacun. Chaque membre de la famille réagit selon son tempérament, ses expériences de vie et son interprétation de l’effet de la maladie sur ceux qu’il aime. Il est naturel que les membres de la famille ne partagent pas tous les mêmes préoccupations. Il est aussi normal que certains membres aient plus de difficultés à identifier les émotions soulevées ou les pertes ressenties. Il faut tenter de respecter le rythme d’adaptation de chacun aux nouvelles circonstances, mais vous retrouverez éventuellement l’équilibre familial que vous avez connu.
Vous aurez des choix difficiles à faire, par exemple, vous aurez à choisir la forme d’accompagnement que vous êtes prêt à offrir à votre proche. Si ces choix sont faits en reconnaissant le potentiel d’adaptation de chacun, votre vie familiale sera enrichie par votre expérience de la maladie mentale. La détresse permet d’être plus ouvert et plus compatissant envers ceux qui nous entourent. Ces choix peuvent vous demander de suspendre pour quelque temps les attentes que vous nourrissiez face à votre proche ou de permettre à d’autres membres de la famille de jouer un rôle plus actif auprès de ce dernier. L’important est que les membres de la famille puissent s’exprimer sur leur capacité de s’impliquer sans se sentir juger.
Vidéos
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